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Maîtriser les algues en aquarium planté

Tous nos problèmes "d'indésirables" dans nos bacs.

Maîtriser les algues en aquarium planté

Messagepar Plouf » Jeu 2 Nov 2017 15:02

Bonjour,

un article très complet sur ce sujet était paru en 2005
sur http://www.discuspassion.com/dossiers/d ... dossier=77

Maîtriser les algues en aquarium planté par Paul L. Sears et Kevin C. Conlin
http://www.cam.org/~tomlins/algae.html
Traduction : Anthony Deburghrave avec l’aimable autorisation de l’auteur (Paul L. Sears).


Mais le site est depuis indisponible.
En voici une sauvegarde.
Pour les photos, c'est facile : bouton "Editeur complet" puis dans l'onglet bleu foncé "Ajouter des fichiers joints", sélectionnez le fichier et hop ...
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Re: Maîtriser les algues en aquarium planté

Messagepar Plouf » Jeu 2 Nov 2017 15:06


Maîtriser les algues en aquarium planté [20/10/2005]

Il y a peu de choses aussi démoralisantes que les algues

Introduction

Il y a peu de choses aussi démoralisantes que les algues pour l’aquariophile intéressé par la culture des plantes aquatiques. Après avoir dépensé une petite fortune dans l’achats de lampes, d’additifs pour sols, d’engrais liquides et de système CO2 dans le but d’obtenir une bonne croissance des plantes, l’aquariophile est souvent confronté à un luxuriant tapis d’algues. Disgracieuses et terriblement résistantes à toute tentative d’éradication, les algues détruisent l’esthétique du bac et entrent en compétition avec les plantes pour la lumière et les nutriments, ce qui limite la croissance de ces dernières.

En désespoir de cause, l’aquariophile tente diverses méthodes pour éliminer les algues comme par exemple les algicides, bains d’eau de javel, antibiotiques (pour les cyanobactéries), suppression manuelle et introduction d’un assortiment de poissons mangeurs d’algues et d’invertébrés. Les doses de nourriture sont réduites, la durée d’éclairement diminuée et diverses combinaisons d’engrais sont testées jusqu’à atteindre empiriquement un répit fragile.

Durant sa recherche de solution, l’aquariophile est confronté à une quasi totale absence d’informations sur quels paramètres du bac modifier et dans quel ordre pour éradiquer les algues tout en préservant des conditions favorables à la croissance des plantes. C’est compréhensible étant donné le grand nombre de variables en jeu : la puissance, la durée et le spectre de l’éclairage ; la concentration en CO2, micro nutriments, macro nutriments et oligo-éléments ; le nombre de poissons ; la densité de population et les espèces de plantes et d’algues en présence ; la chimie de l’eau et la température. Parfois les informations disponibles sont contradictoires. Ainsi dans [1] la croissance excessive de cyanobactéries est attribuée à des niveaux trop élevés de nitrites et de nitrates alors que cette calamité se rencontre souvent dans des aquariums avec un cycle de l’azote complet et des taux de nitrites et de nitrates non mesurables.

Une option possible pour les aquariophiles fortunés est de suivre le système breveté Dupla [2], un système basé sur l’apport d’engrais liquide et solide, sur le conditionnement de l’eau de conduite, l’apport d’additifs dans le substrat et le chauffage du sol par un cordon. De magnifiques aquariums plantés sont couramment créés selon cette méthode mais ses composants sont chers, les constituants des produits n’apparaissent pas sur l’emballage (cf. [3]) et on apprend peu de choses sur les liens entre plantes et algues (ou comment le système pourrait être amélioré pour de meilleurs résultats).

Comme beaucoup d’autres, les auteurs ont tenté de faire pousser leurs plantes aquatiques en utilisant une configuration classique d’aquarium et divers engrais liquides et additifs pour substrat. Frustrés par leur incapacité à atteindre un résultat approchant les photos qu’on peut voir dans la littérature, ils ont commencé à ajouter méthodiquement des nutriments spécifiques à leur bac et à noter leurs observations. Bien que l’éradication des algues n’était pas le but premier des expériences, il a été noté qu’une fois que le mélange à base d’oligo-éléments, de micro-nutriments et de macro-nutriments K et N (mais pas de P) a été ajouté quotidiennement, non seulement les plantes ont commencé à croître extrêmement bien mais en plus les algues de tout type sont rapidement mortes.

Dans cet article, les études de cas sur les aquariums des auteurs sont présentées. Ces études sont suivies d’une discussion sur les résultats dans laquelle un certain nombre d’hypothèses sont considérées. Ces hypothèses sont vérifiables et on espère que d’autres passionnés seront tentés de les valider ou de les réfuter en testant sur leur propre bac.


Etude de cas n°1

Conditions initiales en Novembre 1993 : aquarium de 500 L avec filtrations sous sable et externe ; éclairage de 240 W par tubes fluorescents, 12 heures par jour ; stérilisateur UV 15W ; 8 cm de gravier de 2 mm de diamètre avec quelques balles de latérite ; pas d’ajout de CO2 ; pas d’ajout d’engrais ; environ 40 poissons entre 3 et 12 cm ; température de l’eau : 27°C, pH 7,5 ; GH 100 ppm (10°f); NO3– 50 ppm (50 mg/L) ; changement d’eau : 25% par semaine ; planté principalement avec Hygrophila polysperma et Vallisneria gigantea, avec quelques Echinodorus sp., Cryptocoryne sp., et autre.

L’aquarium a été acheté d’occasion dans l’état et il tournait depuis au moins six mois avant d’être acquis par l’auteur [Colin]. Environ un mois après avoir été installé au domicile de l’auteur, une épaisse couche d’algues vertes s’est développée sur le décor en fibre de verre enduite de graviers du fond. La croissance des plantes était très légère, même pour H. polysperma, qui avait de petites feuilles de 3 cm et qui ne se multipliait pas. On a introduit Hygrophila difformis qui a rapidement perdue ses feuilles du bas.

Modifications : on a enfoncé vingt cônes de Terrapur dans le substrat et on a ajouté de l’engrais liquide Sera directement à l’eau du bac lors des changements d’eau. On a introduit Hydrocotyle leucocephal.
Effets : la croissance de H. polysperma, H. difformis, et V. gigantea a été augmentée mais de longs brins d’algues vertes filamenteuses on commencé à pousser sur le décor du fond. Les diverses Echinodorus et Cryptocorynes ont montré de faibles signes de croissance. Les H. leucocephala ont rapidement dégénéré laissant quelques feuilles croître en surface. On a remarqué quelques algues rouges sur les feuilles d’ Anubias barteri var. nana et le long des feuilles de V. gigantea. Après quelques mois une algue bleu-vert (cyanobactéries) a commencé à couvrir le gravier et quelques plantes.

Modifications : On a ajouté du sulfate d’érythromycine à l’eau à une concentration d’environ 3,2 mg/L.
Effets : Les cyanobactéries ont disparues pendant quelques semaines mais sont finalement réapparues.

Modifications : On a donné moins de nourriture (en particulier moins de vers de vase congelés) aux poissons et on a installé un système de CO2 artisanal (à base de levure) dans le bac.
Effets : Les cyanobactéries ont perduré. Les nitrates étaient non mesurables. La croissance des plantes était visiblement plus rapide. Le pH du bac variait entre 6,8 et 7,5 selon l’état du réacteur à levure.

Modifications : On a finalement abandonné l’engrais Sera sur l’hypothèse qu’il contribuait à la croissance des cyanobactéries. On l’a remplacé par un mélange commercial à base de fer (initialement 1/8 de cuillère à café (Tsp) de poudre par jour, rapidement diminué à ¼ Tsp par jour).
Effets : La concentration en nitrate est grimpée à 20 ppm. Une algue verte a commencé à remplacer l’algue bleu-vert sur les plantes et le sable. Un test sur le fer montrait que la concentration en fer était sous le premier niveau du tableau de couleur (0,25 ppm). La croissance des plantes a accéléré mais les feuilles des H. polysperma se sont tordues et les feuilles du bas sont tombées. On a supposé que cela indiqué une carence en potassium [4].

Modifications : On a ajouté du sulfate de potassium (K2SO4) au bac à raison de ¼ Tsp/jour.
Effets : Peu après le taux de nitrate est devenu non mesurable suggérant à l’auteur que le facteur limitant la croissance des plantes était désormais l’azote.

Modifications : On a ajouté du nitrate de potassium (KNO3) à la liste d’engrais incorporés quotidiennement au bac. Pour simplifier les dosages, les oligo-éléments, le K2SO4 et le KNO3 étaient incorporés dans un engrais liquide. Le mélange était ajusté pour garder un taux de nitrate de 10 ppm environ lorsque la quantité de liquide ajoutée au bac (environ 12 mL) permettait de conserver un taux de fer voisin de 0,1 ppm.
Effets : A partir de ce moment la croissance de H. polysperma, H. difformis, et V. gigantea est devenue exceptionnelle, nécessitant une taille hebdomadaire. On a introduit en quelques endroits de la surface des lentilles d’eau qui ont commencé à recouvrir la totalité de la surface. Les Cryptocorynes et les Echinodorus ont commencé à faire de fréquentes nouvelles feuilles et à se multiplier. Les algues de toutes sortes ont rapidement régressé jusqu’au point que des observations attentives étaient nécessaires pour les trouver. Etrangement les Echinodorus étaient pâle malgré l’apport de fer. On a alors suspecté une carence en magnésium.

Modifications : On a ajouté au mélange des sels d’Epson (MgSO4.7 H2O)
Effets : En quelques jours les nouvelles feuilles d’Echinodorus présentaient une coloration normale.

Modifications : On a remplacé le CO2 artisanal par un système de bouteilles régulé.
Effets : Les variations de pH ont diminué (entre 6,8 et 7,0). Plus de temps libre pour l’auteur

Modifications : après plusieurs mois durant lesquels la croissance des plantes est restée excellente et les algues rares, on a ajouté quatre boulettes de « Vigoro Super Triple Phosphate 0-48-0 » (sans doutes du Ca(H2PO4)2) pour voir son effet sur le bac (on a ajouté environ 0,1ppm de phosphate).
Effets : Le jour suivant on a observé des algues « points verts » sur les vitres et les feuilles d’Echinodorus puis deux jours plus tard des algues bleu-vert ont poussé sur certaines plantes et souches. Les lentilles d’eau ont rapidement nécessité d’être retiré quotidiennement. La concentration en nitrate n’était pas mesurable plusieurs jours après l’introduction du phosphate. Elle a retrouvé sa valeur de 10 ppm plus ou moins une semaine après l’introduction (hélas on n’a pas mesuré la concentration avant l’injection des phosphates). Deux semaines après le test les algues bleu-vert et « points verts » se sont résorbées et la croissance des lentilles d’eau est redevenue normale.

Etat actuel : La croissance des plantes reste excellente. Quelques traces d’algues persistent, essentiellement de l’algue « point vert ».


Etude de cas n°2

Conditions initiales en Mai 1994 : bac de 160 L, 12 cm de sable de 3mm avec 1,7 kg de Terralit formant une couche de 3cm au fond. Filtre externe avec charbon actif, éclairage par tubes fluorescent blanc-froid de 80W, apport de CO2, très peu de poissons (6 Tétras de Rio). Dureté de l’eau d’environ 120ppm en équivalent CaCO3 ; pH ~ 7,0, température de 25°C, 25% de changements d’eau tout les quelques jours.

Les plantes poussaient lentement, des algues brunes semblant être une forme de cyanobactéries (croissance rapide formant une couverture, facile à enlever) poussait sur les plantes et le substrat. Les tentatives pour diminuer la croissance des algues par de fréquents changements d’eau et en les enlevant mécaniquement ont échoué. Tous les changements d’eau étaient accomplis en remuant le premier centimètre de substrat.

Modifications : On a ajouté un engrais à base de potassium et de fer (0,9ppm K et 0,06ppm FeIII) à l’eau de remplacement lors des changements d’eau. On a ajouté des poissons pour avoir une population de 23 Tétras de Rio (6 adultes et 17 juvéniles) et de 6 otocinclus. On a également remplacé les tubes de lumière froide et blanche par des tubes horticoles bon marché.
Effets : Pas de changements apparents.

Modifications : On a stoppé l’addition de K/Fe et on a ajouté des tablettes d’engrais (10-14-8) réduites en petits morceaux dans le substrat près des racines des plantes. Au total on a ajouté 35g de tablettes en quelques semaines.
Effets : Quelques améliorations dans la croissance des plantes ont été observées. Des algues vertes unicellulaires ont proliféré, réduisant la visibilité dans l’eau à 25cm. De fréquents changements d’eau n’ont eu que peu d’effets sur cette algue.

Modifications : On a ajouté directement dans l’eau du Fritz Super Clarifier (ingrédient(s) actif(s) inconnu(s)).
Effets : L’algue unicellulaire a été piégée par le filtre. Comme on pouvait prévoir un retour de l’algue si les paramètres de l’eau n’étaient pas modifiés, on a immédiatement procédé à d’autres modifications :

Modifications : On a ajouté des oligo-éléments (formulation maison à base de Fe, Mn, Cu, Zn, B, Mo et EDTA) avec du sulfate de potassium lors des changements d’eau. Le dosage était réalisé de manière à obtenir 0,1ppm de fer et environ 1ppm de potassium dans l’eau de remplacement. Le charbon a été enlevé du filtre.
Effets : On a observé une amélioration de la croissance des plantes mais aussi l’apparition de cyanobactéries bleu-vertes qui ont commencé à s’étendre. Les nitrates étaient non mesurables.

Modifications : On a commencé à ajouter du nitrate de potassium avec des concentrations de 1 à 2 ppm de NO3-, initialement tous les 5 jours, puis tout les jours quand l’auteur [Sears] a été convaincu de son absence de toxicité à ces concentrations. On a remplacé le sulfate de potassium utilisé auparavant par du nitrate de potassium à environ 1-2ppm K. On a remplacé le mélange maison d’oligo-éléments par un mélange commercial (composition donnée dans l’annexe A). On a commencé peu après l’ajout de sulfate de magnésium à une concentration d’environ 0,25ppm Mg.
Effets : La croissance des plantes s’est nettement améliorée, mais des taches de cyanobactéries ont continué à pousser sur les plantes et le substrat. Des algues vertes filamenteuses sont apparues sur les parties très éclairées des plantes. On a constaté que les nitrates ajoutés à l’eau avec des concentrations de 1 à 2 ppm étaient non mesurables un ou deux jours plus tard.

Modifications : Des plantes ont été ajoutées. Au passage quelques plantes ont été déracinées exposant les tablettes d’engrais déterrées au contact de l’eau.
Effets : Progression des algues vertes et des cyanobactéries bleu-vert.

Modifications : On a cessé de remuer le sable lors des changements d’eau. On a cessé l’aspiration du gravier et on a ajouté l’eau de remplacement délicatement. Comme il semblait évident que le substrat contenait une quantité considérable de phosphate sous forme de tablettes d’engrais non dissoutes, on a considéré bon de le remuer le moins possible.
Effets : Tous les types d’algues ont rapidement décliné. On n’en voit plus sur les feuilles des plantes à croissance rapide et elles ont l’air de mourir et de tomber des vieilles feuilles des plantes à croissance lente.

Modifications : Réduction de la dureté de l’eau à 60 ppm CaCO3 équivalent. Ceci a eu pour conséquences une diminution du pH vers une valeur de 6,7 (c’était la raison du changement), et à un saut temporaire du taux de fer dans le bac de moins de 0,2ppm à 2ppm.
Effets : Toutes les Cryptocorynes sp. de l’aquarium ont perdu des feuilles. Les algues ont continué à décliner.

Etat actuel : Toutes les plantes du bac ont une bonne croissance, y-compris les Cryptocorynes qui avaient perdu leurs feuilles. Les plantes en tige nécessitent une taille hebdomadaire et il faut retirer des plantes flottantes à quelques jours d’intervalle. Les seules algues visibles sont quelques taches de cyanobactéries sur le substrat et une petite algue verte sur le côté éclairé des Vallisneria gigantea, des Cryptocoryne balansae et des Bacopa caroliniana. Des perturbations du substrat (pour replanter les boutures) ont conduit à quelques flash d’algues (algues vertes si la concentration de nitrate vaut au moins quelques ppm, cyanobactéries sinon). Quelques morceaux d’algues (apparemment en train de mourir) sont encore visibles sur les plus vieilles feuilles d’ Anubias barteri var. nana. La fréquence des changements d’eau a été réduite à 25% tout les quinze jours.


Discussion

Les observations faites dans les études de cas sont cohérentes avec les hypothèses suivantes : quand lumière, CO2, N, K et tout les micro-nutriments et oligo-éléments sont présents en léger excès par rapport à la quantité de phosphate disponible pour la croissance des plantes, certaines plantes supérieures de l’aquarium sont alors capables de concurrencer les algues et les cyanobactéries pour utiliser le phosphate contenu dans l’eau, les privant ainsi de leur nutriment principal.

La raison exact sur comment les plantes supérieures peuvent concurrencer les algues pour le phosphate n’est pas clairement établie. Peut-être leurs racines leur donne un avantage, ou simplement elles ont besoin de beaucoup moins de phosphate que les algues pour prospérer. On ne sait pas non plus lesquelles des nombreuses plantes des tests sont celles qui consomment les phosphates de l’eau, bien que les lentilles d’eau à croissance rapide et les plantes en tiges avec des racines poussant en dehors du substrat (notamment Hygrophila spp.) sont fortement soupçonnées. Le fait que le phosphate est le facteur limitant pour la croissance des plantes et des algues dans les bacs de tests a été assez bien montrée ; c’est le seul nutriment connu a ne pas avoir été ajouté au bac de 500L hormis par la nourriture des poissons et par un essai délibéré. Durant cet essai on a ajouté du phosphate concentré ce qui a entraîné une explosion de la quantité d’algues (ainsi que les lentilles d’eau). Comme les plantes continuent à bien pousser, elles ont clairement un accès préférentiel au phosphate sous quelque forme qu’il soit. Il existe peut être dans la littérature des auteurs ayant une explication à ce phénomène. Dans le cas contraire il pourrait être facile de conduire une série d’expériences avec un test sensible aux phosphates et quelques bacs contenant seulement des algues, une ou deux espèces de plantes et des nutriments. Une expérience qui montre que les lentilles d’eau prospèrent à des concentrations aussi faibles que quelques ppb alors que les algues vertes et les cyanobactéries en demandent nettement plus offrirait une bonne illustration à cette hypothèse.

Selon cette hypothèse, si les plantes supérieures sont incapables d’utiliser tout le phosphate présent dans l’eau à cause d’une carence en un autre nutriment, les algues vont prospérer. Le type d’algues a l’air de dépendre de la disponibilité des autres nutriments. Dans les aquariums testés on a remarqué que quand les nitrates sont non mesurables les cyanobactéries prédominent. On suspecte qu’une carence en azote favorise la croissance de cyanobactéries car ces organismes peuvent fixer l’azote atmosphérique dissout dans l’eau de l’aquarium. Quand les nitrates sont disponibles, l’algue verte prédomine. Quelques algues rouges ont aussi été observées dans le bac de 500 L avant l’injection de CO2. Comme d’autres ont pu le constater, les bacs avec apport de CO2 ont relativement peu d’algues rouges [5], c’est pourquoi on peut supposer que au moins certaines algues rouges sont capables d’utiliser les bicarbonate, ce qui leur donne un avantage lorsque la majorité du carbone disponible dans le bac se trouve sous cette forme (c’est typiquement le cas pour les bacs avec une importante dureté carbonatée et un haut pH). Le paragraphe suivant résume les relations apparentes entre nutriments, plantes et algues :

Si P est limitant, les plantes supérieures vont priver les algues de tout type de P et les algues vont disparaître. Si c’est N sous forme de nitrate et d’ammoniaque qui manque, les cyanobactéries vont prospérer. Dans les autres cas les algues vertes ou rouges vont prédominer. L’algue rouge prédomine sur la verte si la plupart du carbone disponible se trouve sous forme de bicarbonates.

Les facteurs qui déterminent quelles espèces d’algues vont prédominer dans une situation donnée ont été énormément simplifiés. Dans [5], par exemple, une concentration en nitrate supérieure à 30ppm a été considéré comme gênant la croissance de l’algue verte mais pas celle de la cyanobactérie, si bien que l’on pourrait prédire que les cyanobactéries seront prédominantes pour les grandes concentrations de nitrates.

Il y a une tradition en aquariophilie qui consiste à utiliser la nourriture à poissons (normalement destiné en priorité aux poissons) comme source unique en macro-nutriments pour les plantes en aquarium. En procédant ainsi il apparaît que K puis N deviennent les facteurs limitant à la croissance des plantes (i.e. il y a trop peu de K et de N dans la nourriture par rapport à la quantité de P, au moins dans la nourriture utilisée par les auteurs). C’est pourquoi on doit apporter K et N en plus de la nourriture pour éviter que des phosphates libres soit disponibles pour la seule croissance des plantes (ceci va à l’opposé de la croyance populaire en aquariophilie qui veut que pour réduire les algues il vaut mieux réduire la fertilisation). Une autre alternative est de diminuer la nourriture jusqu’au point où la croissance des algues à cause du phosphate non consommé par les plantes est acceptable (un autre conseil fréquent), une telle approche va probablement conduire à une faible croissance des plantes, privées de nutriments. On peut aussi utiliser une résine éliminant le phosphate.

Quelques espèces de plantes du bac de 500 L poussent très lentement comparé aux mêmes espèces dans le bac de 160L (Echinodorus sp. notamment). Le bac de 160 L a un substrat enrichi sans circulation d’eau forcée alors que le bac de 500 L a un substrat à peu près neutre avec un filtre sous sable de 300 gallons par heure (1135 litres/heure). C’est fort peu probable que toutes les plantes ont les même capacité à prélever le phosphate directement dans l’eau du bac et il semble que les plantes à croissance rapide du bac de 500 L privent les autres plantes de ce nutriment qui (merci le filtre sous sable) est uniformément réparti dans le bac. De petites quantités de phosphate solide seront placées autour des racines de ces plantes pour voir si leur croissance s’accentue. Les deux auteurs sont d’accord pour dire que la conception du substrat du bac de 160 L (engrais solide sous une couche de substrat neutre) donne de meilleurs résultats, probablement en rendant le phosphate plus ou moins également disponible pour toutes les plantes sans permettre trop de rejet de phosphate dans l’eau du bac où il est disponible pour les algues.

Conclusions

Malgré le manque de contrôle sur les diverses expériences et l’incapacité pour les auteurs à mesurer directement la concentration de phosphate dans les bacs, il y a des exemples pour étayer l’hypothèse selon laquelle tout les types d’algues, y-compris les cyanobactéries, peuvent effectivement être contrôlées en aquarium planté en s’assurant que les phosphates sont le facteur limitant à la croissance des plantes. Dans deux aquariums de volumes, substrats, éclairage, plantes, algues et population de poissons différents, on a réussi à contrôler la croissance des algues en apportant du CO2, des micro-nutriments, des oligo-éléments, de l’azote et du potassium. Bien qu’ils étaient initialement très chargés en algues, ces bacs en sont depuis plusieurs mois pratiquement dépourvus. De plus dans le bac de 500 L il a été prouvé que le phosphate était le facteur limitant en ajoutant du phosphate à l’eau du bac et en observant une poussée quasi-immédiate des algues points verts et des cyanobactéries. Il a aussi été montré dans le bac de 160L qu’en remuant le substrat qui contient du phosphate on assiste à une croissance des algues lorsqu’il y a également présence non négligeable de nitrates (plus de 1 ppm) dans l’eau et à une croissance des cyanobactéries si les nitrates sont non mesurables. Il est important de constater que la croissance des plantes dans chacun des bacs est excellente et que la maîtrise des algues ne s’est pas faite à leur dépend.


Conseils

Les plantes ne peuvent pas pousser sans phosphate. Cependant pour garder un aquarium planté à peu près sans algues, la concentration en phosphate libre dans l’eau doit être minimisée. Les conseils suivants aideront à atteindre ce but :

(a) Un léger excès de lumière, CO2, K, N, micro-nutriments et oligo-éléments devrait être maintenu pour permettre aux plantes d’utiliser tout le phosphate disponible. Les auteurs préconisent les valeurs suivantes :

• 20-60 lumens/L d’éclairage (environ 0,5 à 1 W d’éclairage fluorescent par litre (2 à 4W par gallon), 12h/jour
• 10-15 ppm CO2
• 3-5 ppm NO3
• 0,1 ppm Fe
• 6,5-7,0 pH

Comme il n’y a pas de tests bon marché de disponible pour les oligo-éléments, les micro-éléments ou le potassium, ces éléments sont dosés en tant que pourcentage des nutriments mesurables. Les auteurs ont connu une grande réussite avec des mélanges reproduisant les concentrations relatives présentent dans l’engrais Tropica Master Grow [6]. Pour les lecteurs décidant de « passer à l’acte », une recette équilibrée d’engrais est donnée en annexe. Divers engrais du commerce sont aussi disponibles mais il sera peut être nécessaire d’acheter plusieurs produits pour apporter l’ensemble des nutriments et des oligo-éléments. Un apport quotidien est fortement recommandé car il pourra éviter un manque temporaire d’un des nutriments qui pourrait rendre le phosphate disponible par moment et sauver les algues de la famine.

Pour optimiser la croissance des plantes et réduire celle des algues il est suggéré de suivre la procédure suivante :

1. S’assurer d’avoir un éclairage et un taux de CO2 dans les valeurs recommandées ;

2. Ajouter un mélange d’oligo-éléments contenant du fer (de préférence un avec du magnésium) au bac tout les jours en ajustant la quantité pour obtenir un taux de fer de 0,1 ppm. Pour les mélanges sans magnésium, ajouter du sel d’Epsom avec une ration de 1,5 à 5,0 ppm de magnésium pour 1 ppm de fer ;

3. Plus ou moins une semaine après avoir atteint le taux de fer souhaité, vérifier le niveau de nitrates. Si les nitrates sont à une concentration inférieure à 2 ppm, passez à l’étape suivante. Sinon ajoutez chaque jour suffisamment de K2SO4 au bac pour faire chuter le taux de nitrate aussi proche de 0 que possible et le maintenir à ce niveau (si les nitrates ne chutent pas c’est qu’autre chose que K est le facteur limitant à la croissance des plantes et il faudra poursuivre des investigations pour déterminer ce que c’est. A ce propos la mesure du niveau de nitrate est utile pour l’amélioration générale ; si en ajoutant un nutriment X le niveau de nitrates diminue, c’est que le bac a probablement une carence en X ;

4. Ajoutez suffisamment de KNO3 au bac chaque jour pour obtenir une concentration en nitrates entre 3 et 5 ppm (un des auteurs [Colin] a obtenu des résultats satisfaisants avec un taux de nitrates de l’ordre de 10ppm).

Une fois que les quantités relatives en K2SO4 et KNO3 ont été déterminées, il est assez simple de réaliser (si on le souhaite) un engrais liquide qui peut être ajouté au bac quotidiennement. Il n’est pas recommandé d’utiliser un mélange à base de poudres étant donné que celles-ci tendent à se séparer.

La procédure précédente garantie qu’il y aura toujours un léger excès d’azote dans le bac. Quelques plantes terrestres ne fleuriront pas si l’azote est abondant et c’est peut être aussi le cas pour les plantes aquatiques. Il serait intéressant réaliser le test suivant : après une longue période (disons six mois à un an) de bonne croissance de plantes, suspendre la fertilisation pour quelques semaines pour essayer de provoquer la floraison.
Il est possible que certains oligo-éléments vont s’accumuler au fil du temps jusqu’à atteindre des concentrations toxiques pour les plantes si des changements d’eau réguliers ne sont pas effectués. Un changement hebdomadaire de 25% du volume du bac devrait éviter qu’une telle chose se produise.

(b) Faire pousser des plantes à croissance rapide peut être un moyen efficace d’extraire les nutriments de l’eau du bac. Ces plantes vont rapidement pomper le phosphate de l’eau, le rendant indisponible pour les algues. Dans ce but on suggère les plantes flotantes (Lemna minor, Limnobium laevigatum) et les plantes à tige qui ont des racines externes (Hygrophila sp.).

(c) Un substrat enrichi est probablement le meilleur moyen de fournir du phosphate aux plantes à condition de prendre des mesures pour minimiser la dissolution du phosphate dans l’eau de l’aquarium. Des engrais enfouis comme Pond Tabs devraient être enterrés profondément dans le substrat où ils peuvent fournir l’essentiel de leur nutriments aux racines des plantes. Il vaut mieux minimiser la circulation d’eau dans le substrat pour éviter que le phosphate ne se retrouve rapidement dans l’eau du bac. Il faut éviter le plus possible d’aspirer le sable ou de le remuer d’une autre façon. Toutefois il ne faut pas complètement éliminer la circulation de l’eau à travers le substrat (même si c’était possible) car un supplément d’engrais est généralement ajouté à l’eau et doit être transporté jusqu’aux racines.

(d) Il y aura toujours quelques algues résiduelles car il est impossible de garantir une absence totale de phosphate dans l’eau. La quantité d’algues restant sera très faible et une bonne sélection de poissons mangeurs d’algues (Otocinclus sp., Farlowella sp., Ancistrus sp., Crossocheilus siamensis) et d’invertébrés (crevettes Caridina japonica et quelques escargots) est souhaitable pour maîtriser un flash d’algues qui se produit à la mise en route, quand le substrat est remué ou quand les nutriments sont mal dosés.

(f) Ne pas utiliser de produits tampons à base de phosphate pour stabiliser le pH. L’utilisation de ces produits risque de produire des concentrations aussi hautes que 100 ppm aboutissant probablement sur une explosion spectaculaire des algues.

(g) Les algicides comme le simazine et le cuivre sont déconseillés car ils abîment les plantes et ils risquent aussi d’être mauvais pour les poissons [7] [8].

(h) Réflexions diverses :

L’eau de conduite n’est pas recommandée comme apport d’oligo-éléments car elle risque d’avoir une carence en un ou plusieurs éléments et les plantes à croissance rapide vont épuiser les éléments bien plus vite qu’ils seront remplacés.

Certains produits de traitement de l’eau (Aquasafe, NovAqua) devraient être évités car ils fixent les métaux (y-compris le fer) les rendant indisponibles pour les plantes. Ils peuvent aussi contenir des tampons à base de phosphate. De simples produits de déchloration comme l’Amquel sont un meilleur choix pour traiter l’eau de conduite lors des changements d’eau.

Une filtration sur charbon risque d’enlever des oligo-éléments nécessaires de l’eau. Avec de réguliers changements d’eau et une bonne croissance des plantes la filtration sur charbon n’est pas nécessaire et devrait être supprimée.

(i) En règle générale évitez d’ajouter des engrais, traitements de l’eau ou tout autre produit à un aquarium si ces produits ne précisent pas clairement la concentration de chaque ingrédient. Sinon il n’y a aucun moyen de connaître quel effet (si il y en a) ces produits auront sur la population de l’aquarium.


Références



[1] Baensch, H. and Riehl, R. Aquarium Atlas, Tetra Press, 1987.
[2] Horst, K., and Kipper, H. The Optimum Aquarium, AD aquadocumenta Verlag GmbH, 1986.
[3] Booth, George "[F][plant] CARBON as a SUBSTRATE", rec.aquaria newsgroup, 8 Aug. 1994 (aussi disponible sur le web(en anglais)).
[4] Frank, Neil "Nutrient Deficiency Symptoms"
[5] Baensch, H. and Riehl, R. Aquarium Atlas Volume 2, Tetra Press, 1993.
[6] Christensen, Claus "Re: Tropica Fertilizer", Aquatic Plants Digest V1 #165, 5 July 1995.
[7] Frank, Neil "Chemicals to Control Algae - The Use of Simazine", The Aquatic Gardener, Vol. 4 no. 6, 1991 (aussi disponible sur le web (en anglais)).
[8] Gargas, Joe "Chemical Treatment of Ectoparasites Afflicting Fish Part I", Freshwater and Marine Aquarium, Oct. 1993.
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Re: Maîtriser les algues en aquarium planté

Messagepar Plouf » Jeu 2 Nov 2017 15:07

Annexe A – Recette de l’engrais PMDD
(Poor Man's Dupla Drops – l’engrais Dupla du pauvre)

• 1 Tbsp (~9g) Mélange d’oligo-éléments chélatés (7% Fe, 1,3% B, 2% Mn, 0,06% Mo, 0,4% Zn, 0,1% Cu, EDTA, DTPA)
• 2 Tsp (~14g) K2SO4 (sulfate de potassium)
• 1 Tsp (~6g) KNO3 (nitrate de potassium)
• 2,5 Tbsp (~33g) MgSO4.7H2O (sulfate de magnésium hydraté ou sel d’Epsom; à ne pas mettre si le magnésium est déjà présent dans le mélange d’oligo-éléments)
• 300mL d’eau distillée
• 0,5mL 9M HCl (optionnel)

(La plupart des ingrédients peuvent être obtenus dans des boutiques hydroponiques ou dans des jardineries. Le sel d’Epsom se trouve à un prix modeste en pharmacie).

Dissoudre le mélange d’oligo-éléments dans 150 mL d’eau distillée, puis ajouter le reste des ingrédients. Complétez avec de l’eau distillée pour obtenir une solution de 300 mL. L’acide chlorhydrique (HCl) aide à éviter la croissance de moisissures. On peut s’en passer si le mélange est conservé au réfrigérateur. Ajoutez suffisamment du mélange au bac pour maintenir un niveau de fer d’environ 0,1 ppm (la quantité exacte devra être déterminée empiriquement mais 3 mL pour 100 L d’eau est à peu près bon pour un bac avec des plantes à croissance rapide). Mesurez régulièrement le niveau de nitrate et ajustez la quantité de KNO3 dans le mélange pour maintenir la concentration dans le bac entre 3 et 5 ppm (cette étape est très importante). Ceux qui sont inquiets d’ajouter des nitrates à leur bac peuvent doser le KNO3 séparément, en l’omettant au départ et en l’ajoutant après pour obtenir la concentration désirée.

La durée de vie de la solution est inconnue. Préparez en peu à chaque fois ou stockez la seulement sous forme de poudre sèche (mais mélangez les à de l’eau avant de les ajouter à l’aquarium).

Si vous ne trouvez pas de kits de test, des résultats convenables peuvent être obtenus en

Notes : Tsp = tea spoon (cuillère à thé = 5mL)
Tbsp = table spoon (petite cuillère = 15 mL)

En employant cette méthode il se peut que l’aquarium épuise le phosphore disponible. Si la croissance des plantes diminue alors que tout les paramètres (lumière, K+, NO3–, Ca2+, Mg2+ et oligo-éléments sont présents, alors ajouter des phosphates sous la forme de K2HPO4 ou de KH2PO4).

Illustration
Pour le plaisir des yeux : quelques bacs utilisant cet engrais

http://showcase.aquatic-gardeners.org/? ... ol=1&id=55
http://showcase.aquatic-gardeners.org/? ... ol=2&id=58
http://showcase.aquatic-gardeners.org/? ... ol=2&id=85
http://showcase.aquatic-gardeners.org/? ... ol=2&id=92
http://showcase.aquatic-gardeners.org/? ... ol=3&id=66
http://showcase.aquatic-gardeners.org/2 ... ol=3&id=53
http://showcase.aquatic-gardeners.org/2 ... ol=3&id=30
Pour les photos, c'est facile : bouton "Editeur complet" puis dans l'onglet bleu foncé "Ajouter des fichiers joints", sélectionnez le fichier et hop ...
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Re: Maîtriser les algues en aquarium planté

Messagepar Plouf » Jeu 2 Nov 2017 15:13

et le super article de veronique
http://vveronique.free.fr/algues.htm

qui est toujours disponible mais qui n'a pas été porté en l'état sur le nouveau site de véronique http://www.ivanov.ch
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Re: Maîtriser les algues en aquarium planté

Messagepar cmoirico » Jeu 2 Nov 2017 16:20

Super article !
Merci Plouf.
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Re: Maîtriser les algues en aquarium planté

Messagepar fouiny » Ven 3 Nov 2017 12:18

super :okayg:
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